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Réaction à l’article
« Si Obama l’emporte, c’est grâce à la soif de rédemption des Américains »
Libération du 11/02/2008
VRAI
« Aujourd’hui, il n’y a pas de pire insulte pour un Blanc que d’être qualifié de raciste. C’est une sorte de nouveau puritanisme. » (Il y a en effet toutes sortes de « puritanismes » antagonistes aux Etats-Unis)
« Obama parle d’espoir, de changement, d’avenir ».
FAUX
« Quand Obama dit qu’il ne voit pas une Amérique noire et une Amérique noire mais des Américains, c’est délibérément le message inverse qu’il veut faire passer » (Non Obama représente l’Amérique dans toute sa puissance, le métissage, le « melting pot ». Analyse très poussée de Mr. Steele mais sans aucun fondements !)
« Aujourd’hui, les Américains ne veulent plus être stigmatisés pas leur passé honteux. C’est ce désir profond des Blancs qui alimente le phénomène Obama ».
« Il dit qu’il transcende la question raciale. Il démontre que toute sa campagne est précisément axée sur la question raciale ».
BILAN
Que de contradictions dans les propos de Mr. Steele et que de confusions dans son discours !
Démonstration :
« Je crois toujours pour l’heure qu’il ne peut pas devenir président des Etats-Unis »
Vs « En disant qu’il ne peut pas gagner je sous estime peut être la profondeur de cette aspiration qui peut au final lui apporter la victoire ».
OU « Pourtant dès que Barack Obama a pu démontrer qu’il était capable d’arriver au pouvoir, les Blancs se sont rangés à ses cotés ».
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J'étais sur France 24 hier soir en compagnie de Léah Pisar et de Sylvain Attal pour soutenir mon candidat! Lundi 04 février 2008DEBAT
Le Super Tuesday sera-t-il décisif ?
A lire et à comparer avec la note "barack Obama, Oprah Winfrey. Quel ticket!" ci-dessous.
Par Corine Lesnes
Article paru dans l'édition du 15.01.08.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-999200,0.html
S'agissant d'Oprah Winfrey, la reine du talk-show au féminin, on est tenté de mettre en garde le lecteur. Attention ; portrait à l'eau de rose. Difficile d'y échapper. Déjà, l'intéressée ne craint pas de porter du rose. Ou une robe lilas, comme lors de l'inauguration, il y a un an, de son école de filles en Afrique du Sud, la Oprah Winfrey Leadership Academy for Girls, un établissement ouvert aux enfants qui ont été victimes de sévices ou qui ont perdu leurs parents à cause de la violence ou du sida. Sa vie, aussi, est en rose et noir. Oprah est née dans le Mississippi, d'une serveuse qui n'avait que 16 ans et ne l'attendait pas vraiment. Elle a reproduit le destin de sa mère, sauf qu'elle a perdu le bébé et qu'elle n'avait que 14 ans. On n'en parlerait pas si elle ne mettait elle-même sa vie sur la table. Le viol, à 9 ans, les fugues. Depuis trente ans, Oprah partage tout avec les téléspectatrices. Son passé, son régime, ce qui la fait souffrir, ce qu'elle aime. Elle n'a rien à cacher. Nul besoin de la harceler de questions sur sa vie privée. "Si j'étais homosexuelle, je vous le dirais." Huit millions de téléspectateurs, principalement des femmes, suivent son émission, "The Oprah Winfrey Show", tous les après-midi. Adeptes de ce que le chroniqueur Franck Rich, du New York Times, appelle "l'Eglise d'Oprah". Pour son public, Oprah est une amie, une soeur, une voisine qui a réussi. Toujours de bon conseil, toujours positive ("grossir n'est pas une fatalité"). Quand tout va mal, elle vous offre un "kit" qui " répare la confiance en soi". Son dernier conseil : votez Barack Obama, le sénateur noir de l'Illinois à qui elle a offert son soutien pour la course à l'investiture démocrate. Chez Oprah, on s'épanche. C'est un divan. Le royaume du bon sentiment. Elle vous dit tout mais vous devez, vous aussi, lui parler, cela vous fera le plus grand bien. Maureen Dowd, du New York Times, l'a qualifiée d'"Impératrice de l'Empathie". Après avoir été Miss Black Tennessee, à 17 ans, Oprah a été recrutée par une télévision de Baltimore. Elle a failli être journaliste. Mais il lui arrivait de pleurer quand les nouvelles étaient trop tristes. On l'a versée dans la section divertissement. Oprah Winfrey, 54 ans, est milliardaire, ce qui ne gâte rien (Forbes en a même fait la "première milliardaire noire" du monde). Millionnaire à 32 ans, elle "pèse" aujourd'hui 1,5 milliard de dollars, ce qui la place au premier rang des femmes les plus riches du monde, devant J. K Rowling, l'auteur de Harry Potter. De temps en temps, elle arrose son public de cadeaux. Fin octobre, elle a décidé de distribuer des enveloppes aux 314 personnes présentes sur le plateau de son émission. Chacune a reçu 1 000 dollars et une caméra. Mission : donner et se filmer en train de donner. Les clips ont été montrés à l'antenne. C'est le système Oprah : donner alimente de nouvelles émissions sur le don. En 2004, pour fêter le dix-neuvième anniversaire de l'émission, elle a fait une surprise au public. Elle a offert une voiture Pontiac à 11 membres de l'assistance. Devant la déconvenue des autres, elle a fait circuler des boîtes, en annonçant qu'une 12e clef se trouvait à l'intérieur. Retenant leur souffle, les participants ont ouvert leur boîte. Tous y ont vu une clef. Pleurs, cris, cela a été l'explosion. Suivis par la caméra, les spectateurs sont descendus dans le parking. Ils y ont trouvé 276 Pontiac ornées d'un noeud rouge sous la pancarte : "Félicitations. Vos rêves sont devenus réalité !" Oprah est une sainte. "Une icône de la spiritualité", selon le magazine évangélique Christianity Today. Jusqu'en 1996, son talk-show faisait dans le scandale "people" et la télé "trash". Un jour, elle s'est dit qu'elle n'allait pas tenir sur ce registre jusqu'en l'an 2000, et elle s'est convertie. Le "Oprah Winfrey Show" est devenu l'empire du Bien. L'animatrice s'est souvenue qu'elle lisait la Bible
Lire la suite "Le Monde consacre une pleine page à Oprah !" »
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A lire! Et a comparer avec ma note "la France serait-elle en passe de s'américaniser?" ci-dessous.
France 2 et les bandes ethniques
Munie de ce rapport explosif et d’une inébranlable volonté d’«en-finir-une-fois-pour-toutes-avec-le-politiquement-correct», une journaliste de Complément d’enquête est donc partie explorer ces cités mystérieuses du côté de la Seine-et-Marne, à la recherche des «bandes ethniques» et des «modes de vie quasi tribaux» décelés par les Renseignements généraux. Au terme d’un parcours à la Livingstone, elle arrive dans un immeuble délabré. L’ascenseur «a pris perpète», comme dit plaisamment un jeune autochtone (noir). Qui ajoute (d’une voix noire) : «C’est parce qu’on est noirs que nos ascenseurs sont laissés sans réparation.» Eurêka ! L’enquêtrice de Complément d’enquête a trouvé sa «bande ethnique». CQFD.
Tout au long de ce reportage, on ne pouvait s’empêcher de repenser au reportage précédent de la même émission, quelques minutes plus tôt. Là, Benoît Duquesne avait choisi comme territoire de chasse la délicieuse commune de Neuilly-sur-Seine, en suivant les pas de David Martinon, porte-parole de l’Elysée et candidat désigné par le président de la République aux municipales. Dans un appartement neuilléen, vaste comme une piste d’aéroport, Martinon venait frôler la jeunesse locale (dont un des deux fils Sarkozy). Rires, drinks, émotion, jeunesse bien nourrie et luisante de santé. Exploration du Neuilly des impasses privées, fermées par une barrière, et des fermes reconduites à la grille en cas de franchissement. Le tout conclu par un entretien de Duquesne avec Martinon (ses adversaires bénéficieront-ils de la même exposition télévisuelle ?) au cours duquel le porte-parole saluait la «discrétion» et la «pudeur» de ses futurs administrés.
Mais dans ce reportage-là, le commentaire ne parlait pas de «bande ethnique». Quoique tous les visages fussent aussi blancs qu’ils étaient noirs dans le sujet suivant, Complément d’enquête n’éprouvait pas le besoin d’insister sur le caractère monocolore de la population étudiée. Là, le «mode de vie quasi tribal» s’appelait autrement : «farouche volonté de rester entre soi». Et l’on rêvait follement d’un incident technique qui aurait interverti les deux bandes-son. On rêvait d’entendre ces développements sur les bandes ethniques plaqués sur les images de Neuilly.
Et ces dissertations sociologiques sur le désir d’entre soi plaquées, elles, sur la cité aux ascenseurs en panne. Ce sera peut-être pour la prochaine fois. Quand les Renseignements généraux, qui sait, s’intéresseront à la riante commune de Neuilly. Fut un temps où le reportage de France 2 sur les «bandes ethniques» aurait déchaîné les associations antiracistes et les quelques médias qui restent attentifs à ne pas laisser déraper sur le terrain racial l’analyse de tensions qui sont avant tout sociales et économiques.
Mais c’est fini. Les dirigeants d’Emmaüs ou de Ni putes ni soumises sont ministres, ou chargés de mission, ou hauts-commissaires. Et quand ils ne sont pas ministres, ils sont submergés par les transgressions désormais quotidiennes du «politiquement correct» d’antan. La ministre du Logement, Christine Boutin, peut comparer à «une meute» les mal-logés qui campent depuis des semaines sur un trottoir parisien, personne ne reprend (et le Monde censure même une allusion sacrilège au mot de Boutin dans une tribune libre de la comédienne Emmanuelle Béart).
Le blog de notre confrère de Libération Jean Quatremer peut bien rapporter des propos violemment antimusulmans tenus par Sarkozy, personne ne reprend ni n’enquête sur leur véracité. Faute de temps ? Faute de place ? Faute de courage ? Faute d’issue ? Faute de conviction ? Peu importe. Tout cela à la fois, sans doute.
En tout cas, cela s’appelle une bataille perdue.
Rédigé à 11:16 dans Décryptage: Médias/Presse | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)

C’est la question que je me pose suite a l’édifiant reportage que diffuse France 2 ce soir en date du 19/11/2007 ! Le thème de Complément d’Enquête : « Bandes, communautés, ghettos, la France en morceaux ! »
On y oppose, Neuilly « la crème des ghettos » aux « ghettos de noirs », je cite « ces bandes ethniques, ces jeunes gens tous noirs qui investissent les lieux publics de la capitale ». « Ces bandes de jeunes noirs qui ont parfois envie d’en découdre, une communauté noire marginalisée, la revendication noire ». N’est-il pas nécessaire Messieurs les journalistes de vous rappeler que ces jeunes gens sont avant tout français ?
France 2 ce serait-il trompé de stratégie en essayant de dénoncer le communautarisme en France ? Est-il réellement objectif de dénoncer le communautarisme lorsque l’on communautarise soit même ses propres citoyens ?! Je m’indigne de voir à quel point, une chaîne majoritairement composée de blancs peut être aussi sectaire et peut produire de tels sujets sans penser à entacher sa réputation !
Lire la suite "La France serait-elle en passe de s’Américaniser ?" »
Rédigé à 22:32 dans Décryptage: Médias/Presse | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
Tags Technorati: américanisation, communautarisme, fractures sociales, ghettoisation, melting pot, racisme, Rost
L’info vient juste de m’être confirmée par David Martinon en personne, jamais il n’a été question d’aborder le sujet de la vie privée du Président pendant l’interview accordée à la journaliste Lesley Stahl le mois dernier (Voir Video ).
Etonnante attitude la part de la journaliste ? Pas vraiment quand on se remémore l’affaire Lewinski/Clinton et les conséquences engendrées par les medias. Un Président qui a frôlé « l’impeachment » (comprenez viré de ses fonctions), c’est l’Amérique dans toute sa contradiction. Il y a la grande Amérique et celle qui se préoccupe de futilités !.....
De l’autre coté de l’Atlantique, force est de constater que les médias français déteignent peu a peu sur leur homologues américains. De plus en plus de sensationnel, et de moins en moins d’information pertinente.
Lire la suite "So What? Ou la question de l’intégrité de CBS News…" »
Rédigé à 19:35 dans Décryptage: Médias/Presse | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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