Vidéo #1 : réalisée par ActuPointInfo, avec comme intervenants les spécialistes sur la question, mes amis de la Netscouade.
Et parce que certains n'ont pas eu accès au Compte Rendu "Le Marketing Politique révolutionné par le Web 2.0: le cas Barack Obama", et bien je me suis appliquée et je vous l'ai rédigé à nouveau!
Pole Léonard de Vinci- Mardi 7 octobre 2008
Thème principal :
En quoi leMarketing Politique a-t-il été révolutionné par l’utilisation du Web et dans le cas de Barack Obama quelles sont les particularités de sa stratégie politique sur Internet ?
Intervenants :
Débat animé par Karim ZINAÏ
· Jean-Claude Beaujour
· Nicolas Princen
· Samuel Solvit
· Renée Kaplan
Intervention de Nicolas Princen
Marketing Politique Web
L’Internet a amené une remise en questions fondamentale de la parole experte de 3 façons :
- De part sa « désintermédiatisation » (l’absence d’intermédiaires) de la communication
- De part sa rapidité, sa temporalité
- De part don effet multiplicateur/ démultiplicateur
En d’autres termes, l’influence sur Internet est plus celle de mon voisin et de mon réseau. La communication ne s’effectue plus en Top Down mais en Horizontal.
Le cas Obama
En quoi réside le fait que la Web Strategy d’Obama relève de l’exploit ?
Parce qu’elle a permis 3 contournements :
1. Obama a réussi a contourné le parti Démocrate en se passant de la structure partisane.
2. Obama a contourné les lobbies et le fundraising en collectant ses propres fonds sur le Web et notamment au travers de son blog.
3. Obama a réussi un véritable « tour de force » en contournant l’Etat fédéral.
Il contourne l’establishement et les subventions de l’état fédéral. Il peut affirmer aujourd’hui que sa campagne et sa Web strategy en particulier n’a pas bénéficié de l’argent de l’Etat.
Dans cette campagne, les véritables acteurs du processus ont été les internautes et ses (followers sur les réseaux sociaux.)
Obama a établit un mode de fonctionnement public dans le sens ou sa Web strategy a été basée sur l’agrégation des petites forces. En cela il représente véritablement le candidat du peuple.
La campagne de Barack Obama a été moins politique qu’associative. En cela elle répond un quelque chose de profond chez les américains (un réflexe, un automatisme qui fait partie intégrante de leur culture) : leur mode d’implications dans diverses associations. On peut appeler cela simplement une légitimité de plébiscite. Sa campagne s’appuie donc sur la légitimité qui vient non pas de la haut, mais de mon voisin.
Car ce que recherche l’internaute, c’est autre chose qu’une parole officielle et de l’information filtrée. Ils veulent voir les coulisses de la campagne. Ils veulent de l’archivage (les données sur le Web sont archivées en temps réel) et ils veulent de l’exclusivité (spécifiquement disponibles sur le Web).
C’est ce qui s’est passé lors de la campagne de Nicolas Sarkozy ici en France en 2007. Les conseillers stratégiques du futur Président le suivent dans tous ces déplacements, caméra au point. Nicolas Princen précise que « l’effet multiplicateur du Web dépend de l’inscription pertinente du web dans un écosystème médiatique qui le dépasse, et notamment de sa correspondance avec les médias dits de masse comme la télévision».
Les 2 points communs entre la campagne de Barack Obama et de Nicolas Sarkozy
1. Chacune de ces campagnes a répondu à l’ADN de la personne qu’elle cherchait à promouvoir.
Un exemple concret : le site de Nicolas Sarkozy a adopté une stratégie de communication basée sur le Top Down (Verticale) plutôt que du collaboratif ou de l’associatif.
En cela, sa stratégie de communication a correspondu à son ADN politique, car NS se présente comme un leader. Pas un homme de synthèse, mais un homme de choix, qui tranche.
Obama fonctionne sur le même principe car il est avant tout un community organiser.
2. Ces 2 candidats n’ont pas surestimé la logique des réseaux sociaux. Et surtout ils ont réussit à s’imposer en leader malgré une organisation horizontale.
En 2007, Sarkozy.fr est considéré par les journalistes comme un véritable site d’information.
Barack Obama quand à lui, a réussit l’exploit de faire émerger une extraordinaire opinion internationale, qui ne peut être quantifiée, mais qui n’en est pas moins déterminante.

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